Si vous avez un bébé, vous avez dû entendre cette question un bon paquet de fois. C’est le genre de petites choses qui obsède un peu. Vous savez, comme la fameuse : « Alors, t’as pris combien de kilos ? » pendant la grossesse. Un peu comme si la grossesse ne se résumait qu’au nombre de kilos pris ou qu’un bébé ne se résumait qu’au nombre d’heures qu’il dort dans la nuit. Ou que la valeur d’un parent se jugeait aux nuits de son bébé…

Je ne blâme personne, j’aurais pu poser la même question. Je l’ai même sûrement déjà posé. Et je vous parle même régulièrement des nuits de Monsieur W sur Instagram (venez me suivre si ce n’est pas déjà le cas).

Et puis, d’abord c’est quoi faire ses nuits ?

Monsieur W a très vite trouvé son rythme. Dès les premières semaines, il a commencé à dormir plusieurs heures d’affilé la nuit. Il se réveillait vers 3h du matin pour téter et se rendormait tout de suite après. Et il se re-réveillait à 6h du matin pour téter et commençait sa journée. Certains diront que ça ne s’appelle pas faire ses nuits. Pour moi, à ce moment là, il faisait déjà ses nuits malgré son réveil de 3h. Surtout que pour le coucher ou le recoucher quand il se réveillait, on n’avait pas besoin de le bercer ou de l’aider, on le mettait dans son lit et HOP dodo !

Vous allez dire que j’ai de la chance ? Que Monsieur W est un gros dormeur et que ça a fait de moi une maman reposée ? Pas forcément… Parce que les premiers mois (voire années) d’un bébé, ce n’est pas un long fleuve tranquille, c’est plein de rebondissements.

Mais alors, il fait ses nuits ou pas ?

Peut-être… ou pas !

Vers 4 mois, il a commencé à se réveiller plus souvent parce qu’il perdait sa sucette ou juste pour réclamer les bras. Il dormait encore dans notre chambre à ce moment-là, dans son lit mais dans notre chambre. Souvent, on a craqué et fini par le mettre avec nous dans le lit. Parce que les principes, c’est bien quand on n’a pas encore d’enfants mais que dans les faits, on est fatigué, on a envie de dormir, on est parfois démuni et on cède à la facilité. Et ce n’est pas la fin du monde. Je ne pense pas qu’on puisse dire que vous avez échoué parce que vous ne vous êtes pas tenu à vos plans. Je ne pense pas que votre bébé va devenir un horrible enfant capricieux parce que vous l’avez laissé dormir avec vous. D’ailleurs, au bout de quelques jours/semaines, tout est progressivement rentré dans l’ordre et il a recommencé à « faire ses nuits ». Il parait que les bébés font une régression du sommeil à cet âge et c’est tout à fait normal.

À 5 mois, la pédiatre nous a dit que théoriquement, Monsieur W n’avait plus besoin de sa tétée de nuit et qu’on pouvait lui retirer. J’étais partie avec l’idée que quand il n’en aurait plus besoin, il ne la réclamerait plus de lui même et puis je me suis demandée si ce n’était pas juste une habitude. J’ai donc essayé de savoir en essayant de le calmer sans la tétée. Je l’ai câliné et il s’est très vite calmé et rendormi. Au bout de quelques jours, il ne se réveillait même plus pour le câlin.

Vous allez me dire que j’ai de la chance ? Que Monsieur W s’adapte vite ? Pas vraiment…

À partir de ses 6 mois, il est entré dans la phase d’angoisse de la séparation (qui mérite un article entier à elle toute seule) et les nuits sont devenues petit à petit très compliqué. Des réveils pour la sucette, des réveils câlins, des réveils grosses crises de larmes. Ça a commencé avec un ou deux réveils où il se rendormait tout de suite, puis 3 et 4. Ensuite, les réveils ont duré plus longtemps… Jusqu’à 6/7 fois dans la nuit. Encore une fois, on a cédé et un paquet de fois, il a fini dans notre lit.

Et puis la phase est passée et maintenant, il fait de bonnes nuits de 20h30 à 7h30 sans réveil. Donc il fait ses nuits ? Et bien non ! Hier encore, il s’est réveillé une petite fois pour réclamer sa sucette…

Aux futurs mamans qui passent par là, je ne dis pas ça pour vous faire peur mais juste pour dire que c’est normal… Un bébé a besoin de temps pour prendre ses repères, pour avoir un rythme. Et puis, soyons honnêtes, à nos âges actuels, combien de fois ça nous est arrivé de nous réveiller et de ne plus avoir sommeil en pleine nuit ? Est-ce qu’on peut vraiment demander à un bébé de réussir là ou même nous et nos nombreuses années d’entrainement, on échoue encore parfois ?

Dodo… l’enfant dormira bientôt…

La bonne nouvelle, c’est qu’on peut quand même l’aider et nous aider nous-mêmes. Je vous prépare un article avec les trucs concrets pour aider bébé à dormir mais déjà détendez-vous parce que vous transmettez votre stress à votre bébé et ça ne l’aide pas à dormir.

Je pense que la première chose à faire est d’accepter qu’un bébé aura forcément des phases de bien et de moins bien. En se disant que c’est une phase, on accepte plus facilement. Dites-vous que vous pouvez craquer et pleurer aussi, ça ne fait pas de nous des mauvaises mères. Si vous êtes vraiment fatiguée, demandez de l’aide à votre famille, vos amies et voter mari évidement ! Dans mon cas, au moment de l’angoisse de la séparation, il ne réclamait que moi donc impossible de me faire aider…

Moi ce que j’ai fait, c’est que j’ai dormi plus tôt pour avoir la force de gérer les réveils. Je le prenais dans mes bras en le berçant sur la chaise à bascule et une fois endormie, je le remettais dans son lit. Et je le faisais autant de fois qu’il se réveillait. Au bout de quelques jours, j’ai arrêté de le prendre dans les bras et je me suis mise à le câliner directement dans son lit, il se calmait très vite. Par contre, il fallait que je reste jusqu’à ce qu’il s’endorme. Et petit à petit le temps d’endormissement est devenu de plus en plus court.

Je ne suis pas pour laisser pleurer un bébé pour qu’il comprenne donc cette méthode a été la meilleure pour moi. À vous de l’adapter à votre mode de vie, à votre bébé et à vos principes.

Et le vôtre alors, il fait ses nuits ?

Qu'en pensez-vous ?

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


La période de vérification reCAPTCHA a expiré. Veuillez recharger la page.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

2 Commentaires
  • Merci pour cet article et ce passage particulièrement bienveillant « est-ce qu’on peut vraiment demander à un bébé de réussir là ou même nous et nos nombreuses années d’entrainement, on échoue encore parfois ? ». Merci pour ce joli billet plein d’amour !

    • Mamzelle Chahi
      mai 3, 2019

      Merci pour ton commentaire ♥ Je suis contente que l’article te plaise, je trouve qu’on (se) met beaucoup de pression par rapport au sommeil de bébé et qu’il faut savoir relativiser et se féliciter des petites réussites.